MAP - une démarche, deux formats


MAP Lab repose sur une implication soutenue des participants comportant une phase préparatoire précédant un séjour d’une semaine sur le terrain. Il est proposé aux participants cooptés en fonction de leurs expertises (entre 5 et 10) de s’impliquer dans une réalisation éditoriale spécifique à chaque projet.

MAP Exp propose une approche plus souple relevant du stage de découverte s’adressant à un nombre de participants plus élevé (entre 10 et 15). Le séjour sur place peut être ici variable, de 1 à 5 jours selon les projets proposés.

Dans les deux cas, les séjours sont organisés de façon à permettre un maximum de flexibilité : chaque participant choisit les modalités de son voyage et séjour (hébergement et repas). La taxe d’inscription couvrant les seuls frais d’organisation et de gestion, les participants peuvent ainsi contrôler leur budget en fonction de leurs priorités.

Le séjour est précédé d’une période de préparation comprenant des rencontres à Genève avec des experts ainsi que l’analyse d’une documentation substantielle proposant une approche transversale. Sur le terrain, le séjour type de 5 jours est structuré autour de séances de travail avec des acteurs locaux engagés dans les milieux culturels, artistiques, économiques, scientifiques et politiques.

Dans une phase initiale, MAP organise deux projets annuels :







A partir de 2023, plusieurs projets de durée variable seront proposés. Parmi les destinations envisagées : Belfast, Belgrade, Berlin, Hambourg, Kassel, Lille, Ljubljana, Lyon, Pristina, Rotterdam, Trieste et Zürich.


Un réseau nomade pour décoder les mutations urbaines

La mutualisation d’expériences passées invite à la création du réseau nomade ad-hoc MAP - pour Multiplex Approach - qui entend fédérer des énergies et personnes aux expériences multiples autour d’un projet, chaque fois limité dans le temps, centré sur la découverte et l’exploration d’un espace urbain spécifique. Les différents séjours sur le terrain déroulent un même fil rouge : découvrir autrement ces espaces au travers d’une approche résolument transversale et de rencontres in situ avec des acteurs clés fortement impliqués.

Dispositif nomade migrant d’un lieu à un autre, impliquant potentiellement chaque fois d’autres participants, MAP repose sur un travail en réseau évolutif facilitant des actualisations périodiques ainsi qu’une gestion de projet incrémentale et heuristique.

Nomade donc, car migrant d’une ville à une autre, d’un projet à un autre, mais aussi, et plus fondamentalement, parce qu’aborder de nouveaux territoires invite à porter un autre regard, à formuler d’autres questionnements et à articuler l’expérience d’autres approches que ceux des spécialistes impliqués de longue date sur un même sujet.

La métaphore « multiplexe » restitue la diversité d’une « société hypertexte »: soit, d’une part, une société constituée de divers des champs sociaux impliquant une multi-appartenance et, d’autre part, un espace à n dimensions en perpétuel transformation. Comme on clique sur un mot, une image pour accéder à un/e autre, l’individu passe d’un champ social, d’un réseau à un autre. (cf. François Ascher, L’âge des métapoles, Éditions de l’Aube, 2009).

Appliquée à l’urbanisme, l’approche multiplexe invite à aborder les mutations de la ville ainsi que les dynamiques multidimensionnelles fédérant des acteurs engagés dans la réflexion, la négociation et la mise en œuvre de projets, ainsi que dans l’appropriation de processus de démocratie locale et de solidarité commutative. Parmi les enjeux prioritaires chaque fois abordés : les mutations urbaines, les dynamiques communautaires, la question environnementale, la mobilité, la connectivité, les inégalités sociales et, aussi, la ville productrice d’art et l’art au service de l’urbain.

Face à ces défis, il importe de convoquer différents points de vue. Aussi MAP – à la croisée de l’analyse politique, philosophique, littéraire, esthétique et de l’urbanisme – entend-il développer de manière pragmatique une compréhension multidimensionnelle, transversale et collaborative des mutations de l’espace urbain. A cet effet, sa stratégie repose sur trois piliers : la composition du groupe – très composite ; la phase de préparation – axée sur une approche transdisciplinaire ; et, enfin, la rencontre sur le terrain de personnalités ayant différents ancrages, profils et pratiques.

Ouvrage en chantier (2020) :

 
    notice bio- et bibliographique